Installation performative chorégraphiée. Avec la participation de Victor Schmitt, Mathias Hausherr, Robin Tombeile, Amaury Roulleau, Silvio Milone, Irène Adler, Marc Boudeau, Stephanne Diskus, Pierre Boutelant , Christian Botale, Androa Mindre Kolo et Yves Ouattara.
Festival INACT 3, Hall des Chars, Strasbourg , Mai 2013
Tout part de l’observation d’un fait paradoxal. La Blaberus Discoladis , insecte de la famille des blattes, possède des ailes fonctionnelles qu’elle n’utilise pourtant pas. Cette observation semble être insignifiante mais a pourtant éveillé en moi des intuitions qui me questionnent et l’envie de savoir si ce fait a un sens. Je me suis donc doté d’une station d’étude, d’équipiers de recherche et d’un outil conceptuel : la fugologie.
Le champs d’étude concret de la fugologie est le paradoxe du non-vol de la Blaberus Discoladis. Par extension elle est une discipline qui étudie l’envol ou l’action de s’élever de manière générale. Elle recouvre un ensemble de pratiques et de spéculations en rapport avec l’élévation d’un corps ou d’un esprit. La pratique de la fugologie et les théories de la matière sur lesquelles elle se fonde, sont parfois accompagnées de spéculations philosophiques, mystiques ou spirituelles. Elle doit sa naissance à Eugène Léon Canseliet (1899 - 1982), un auteur et alchimiste français. Il passe pour avoir été l’unique disciple de Fulcanelli et l’auteur des titres «Le Livre Muet de la Fugologie» et de «Fugologie, Symbolisme Hermétique et Pratique Philosophale».
Codex fugologIque